L’iPad, l’ordinateur le plus « Jailed » jamais créé ?

iPad le Jailed OS

Tous les utilisateurs et propriétaires de produits Apple sont bien évidement au courant du contrôle absolu qu’exerce la firme de Cupertino sur ses machines…

L’iPad semble-être le bouquet final et désappointe quelque peu la « Free Software Foundation » (FSF).

Cette dernière a déclarée dans un communiqué : « iPad is iBad for Freedom » (Jeu de mot pour déclarer publiquement que « L’iPad est mauvais pour la liberté »).

La FSF va même plus loin en mentionnant que c’est la première fois dans l’histoire de l’informatique qu’un ordinateur requiert l’autorisation du fabricant pour installer un quelconque programme, et ce, même lorsque nous en sommes propriétaires (suite à l’achat de ce dernier).

La FSF dénonce non seulement le fait qu’Apple ne fait que se réfugier depuis toujours derrière la Loi Américaine, mais qu’au-delà de ça, cette Loi n’est bien évidement pas applicable pour le reste du Monde.

Comme à son habitude, Apple fait encore et toujours acte de censure drastique via l’App Store accessible depuis le logiciel iTunes, la plateforme où sont distribués les programmes pour l’iPhone, l’iPod ou le futur iPad . Apple y exerce donc un contrôle total, en n’hésitant pas une seule seconde à approuver ou rejeter chaque application. Principe totalement hypocrite et surtout bien trop souvent sujet à une argumentation douteuse envers le rejet de plusieurs milliers d’applications tierces (ex : Refus car la couleur du logo représentant l’application n’est pas au goût d’Apple ou que l’application utilise des fonctionnalités qui surpasseraient un outil déjà existant en natif sur leur produit, comme un meilleur navigateur par exemple).

Suite à cela, Microsoft se met même à se moquer ouvertement du comportement d’Apple en annonçant que si Microsoft décidait d’interdire tel ou tel programme sous Microsoft, il en résulterait l’apocalypse du côté de ses utilisateurs.

Apple se réfugie une nouvelle dans un politique dite « sécuritaire » qui permettrait selon elle, de limiter son exposition à des poursuites judiciaires si jamais des programmes non légaux y étaient commercialisés sur son App Store.

Cet argument ne tient bien évidement pas la route puisqu’ Éric Goldman, le directeur du High Tech Law Institute de l’Université de Santa Clara, en Californie déclare qu’Apple (comme tout autre firme qui serait dans la même situation) ne peut être tenu responsable pour un problème sur une application développée par un tiers, même s’il touche une commission.

Apple réagit donc sensiblement de la même manière qu’avec l’insertion du Flash sur ses OS où Apple se cache derrière une argumentation technique (rapport gains/pertes de performances).

En somme, Apple a toujours une excuse ou un prétexte pour se voir appliquer une censure, et ce, à tous les niveaux.

Dans ce cas, présent, le terme « JailBreak » prend bien évidement tout son sens et l’on comprend de mieux en mieux son énorme succès envers les utilisateurs et propriétaires de produits Apple .   😀

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